Glyph Dynasty
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Histoire

Jeu de stratégie sur l’Antiquité chinoise : des Xia aux Han

La campagne de Glyph Dynasty, jeu de stratégie sur l’Antiquité chinoise et city builder historique, traverse cinq dynasties chinoises, des Xia légendaires aux Han. Cela représente environ deux mille ans d’histoire, des premiers villages de l’âge du bronze à un État qui commerçait le long de la Route de la Soie. Voici ce que l’on sait de chaque période, et comment le jeu en fait une ville.

Le palais Weiyang de la dynastie Han dans Glyph Dynasty, un jeu sur la Chine ancienne : salles et jardins sur une terrasse, dessinés en caractères
Le palais Weiyang de la dynastie Han dans Glyph Dynasty, un jeu sur la Chine ancienne : salles et jardins sur une terrasse, dessinés en caractères

Xia, vers 2070–1600 av. J.-C.

Les Xia sont la première dynastie des histoires traditionnelles, et la plus difficile à cerner. Aucun écrit de l’époque n’a été retrouvé, et les historiens débattent encore du lien entre les Xia et la culture archéologique d’Erlitou, dans la vallée du fleuve Jaune. Le récit fondateur parle de l’eau : Yu le Grand aurait dompté les crues en creusant des canaux plutôt qu’en élevant des murs toujours plus hauts.

Dans le jeu, les Xia sont le commencement : des huttes sur la grand-route, du millet dans la plaine inondable, un premier grenier, des potiers et le fleuve qu’il faut contenir par des digues. Les quatre missions Xia introduisent une à une les bases d’un city builder à marcheurs, et en coopération le monument des Xia est celui des Digues de Yu le Grand.

Shang, vers 1600–1046 av. J.-C.

Avec les Shang, la Chine entre dans l’histoire écrite. Leurs rois interrogeaient leurs ancêtres en faisant craqueler des os et des carapaces de tortue, et y gravaient les réponses : ces os oraculaires sont la plus ancienne écriture chinoise aboutie. La fonte du bronze des Shang atteignit un niveau qui étonne encore, et la dernière capitale shang, près de l’actuelle Anyang, est l’un des grands sites de l’archéologie chinoise.

Les missions Shang du jeu ajoutent le commerce et les tombeaux royaux. Le souverain des Shang est un roi, 王, et le tombeau est un tombeau royal, 王陵 : nous gardons les titres de l’époque plutôt que ceux qui sont venus plus tard.

Zhou, 1046–256 av. J.-C.

Les Zhou renversèrent les Shang et le justifièrent par le Mandat céleste : le droit de régner vient du Ciel et se perd par le mauvais gouvernement. Les Zhou sont la plus longue dynastie de l’histoire chinoise, mais pendant la majeure partie de leur règne leurs rois ne régnaient que de nom, tandis que des États rivaux s’affrontaient au fil des périodes des Printemps et Automnes et des Royaumes combattants. Confucius vécut à cette époque. Des auteurs plus tardifs décrivirent un système idéal des champs-puits, où la terre était divisée en neuf carrés comme le caractère 井.

Dans le jeu, les Zhou apportent la cour : requêtes, dons et faveur du Fils du Ciel, le Mandat céleste comme mission, la Salle de la Lumière pour les rites, et un canal pour irriguer les champs-puits.

Qin, 221–207 av. J.-C.

L’État de Qin vainquit ses rivaux et unifia la Chine en 221 av. J.-C. Son souverain, connu comme le Premier Souverain des Qin, unifia les poids et mesures, la monnaie, l’écriture et jusqu’à l’écartement des essieux des chars, construisit des routes et relia les anciens murs frontaliers. Son mausolée près de Xi’an, avec son armée d’argile cuite, est l’un des sites archéologiques les plus célèbres au monde. La dynastie elle-même lui survécut à peine.

Les missions Qin parlent d’unification : l’édit des mesures unifiées, des officiers de justice envoyés dans chaque maison, des routes pavées, des pièces frappées à l’atelier monétaire, et le Mausolée du Premier Souverain avec son armée de terre cuite, sujet d’un article à part.

Han, 206 av. J.-C. – 220 apr. J.-C.

Les Han conservèrent une grande partie de l’État des Qin et en adoucirent les lois. Leur capitale, Chang’an, grandit autour du palais Weiyang. Des envoyés partirent vers l’ouest, la porte de Jade ouvrit la route vers l’Asie centrale, et les Han se battirent pour les « chevaux célestes » de Dayuan, dans la vallée de Ferghana. La cour débattit du monopole d’État sur le sel et le fer et fonda le Taixue, une académie consacrée au savoir confucéen. Le papier entra en usage.

Les quatre missions Han concluent la campagne : la porte de Jade et la Route de la Soie, le verre et les chevaux célestes de Dayuan, l’Office du sel et du fer, le Taixue, un camp de cavalerie et le palais Weiyang, sans lequel il n’y a pas de Mandat en partie libre.

Là où le jeu prend des libertés

Glyph Dynasty est un city builder, pas un manuel. Les chaînes de production sont simplifiées, les époques resserrées, et certains monuments placés avec générosité : le Grand Canal en tant que voie d’eau unique appartient à la dynastie Sui, plus tardive, même si le creusement de canaux en Chine remonte aux Zhou. Quand nous le pouvons, nous employons les mots de l’époque, comme 粟 pour le millet et 明堂 pour la Salle de la Lumière ; dans toutes les langues, le souverain est le Fils du Ciel. La campagne complète est décrite sur la page d’accueil, et la façon dont elle s’est construite dans l’histoire du développement.

Glyph Dynasty arrive bientôt sur Steam, pour Windows, macOS et Linux. Regardez les vidéos, suivez l’histoire du développement ou ouvrez le dossier de presse.